Burnout (Etre au bout du rouleau)

On ne sombre pas dans le burnout du jour au lendemain. C’est un mal qui s’installe progressivement, un processus lent et sournois.

Les différentes phases
Le processus de burnout connaît différentes phases. On est d’abord plein d’enthousiasme, d’implication, et d’ambition. Puis cela tourne au stress permanent, à la surcharge, voire même à l’épuisement. C’est un processus lent dont nous ne nous rendons pas compte très vite.

Les 6 grandes phases du burnout ne sont pas parfaitement distinctes. Elles n’arrivent pas toutes et elles peuvent suivre un ordre différent, selon les individus

1. Prestations au sommet
Vous êtes plein d’enthousiasme, entièrement impliqué. Vous avez le sens des responsabilités et votre but est de livrer du bon travail. Vous posez des objectifs élevés envers vous-même. Vous prestez régulièrement des heures supplémentaires, au travail ou à la maison. Vous mettez beaucoup d’énergie dans votre travail, vous êtes très concerné et vous vous amusez. Vous vivez assez bien la pression. Mais vous restez trop souvent sous pression, vous vous négligez vous-même. Peut-être supportez-vous moins le bruit. Vous voulez que l’on vous trouve sympathique et que l’on vous considère comme un bon collaborateur, comme un bon parent, comme une bonne maitresse de maison. En bref, vous êtes consciencieux.

2. Vous donnez trop
Vous êtes de plus en plus occupé. A la maison, vous avez des difficultés à laisser le travail de côté. Vous êtes préoccupé. Vous devenez anxieux. Vous vous en faites beaucoup et vous ne pouvez rien y changer. Vous avez besoin de repos et de détente, mais vous vous le refusez. Eh bien oui, car « le travail doit tout de même se faire ». Mais vous commencez à vous fatiguer, vous négligez vos contacts sociaux et vos hobbys, pour pouvoir récupérer le soir. Mais vous avez de plus en plus de mal à vous endormir et et à faire de longues nuits, parce que souvent le réveil est précoce, témoin de l’anxiété qui vous habite. Des troubles digestifs peuvent aussi faire leur apparition.

3. Vous vous impliquez de plus en plus
Vous travaillez encore plus dur car vous remarquez que sinon, vous n’y arriverez pas. En plus, vous tenez à ce que tout se déroule comme prévu. Vous êtes de plus en plus fatigué, frustré et irrité. Vous remarquez, à votre grand désarroi, que vous faites parfois des bêtises. Vous tentez de garder le contrôle mais cela devient de plus en plus pénible et requiert trop d’énergie.
Les matins deviennent difficiles, la motivation n’y est plus, et un sentiment de dépression voisine avec l’anxiété latente.
Des maux physiques vous assaillent, comme mal de tête et raideur des muscles, mais vous refusez de prendre ces plaintes en considération. Les contacts avec vos collègues et à la maison vous paraissent désagréables et difficiles. On vous demande quelque chose mais vous n’en avez pas envie, car vous n’avez pas le temps pour cela. Le soir, vous vous allongez, épuisé dans le fauteuil et vous zappez d’un programme télé à l’autre, incapable de rien faire d’autre. C’est le stade de la fatigue physique et psychique.

4. Votre image de vous-même décline et vous ne pouvez plus rien donner
Vous n’êtes plus centré sur vous-même. Vous tentez de dompter votre volonté mais vous parvenez juste à vous traîner au boulot. Rien ne va plus, vous ne ressentez plus rien. Vous êtes prêt à vous effondrer. Cela vous rend malheureux : tout vous demande de l’énergie et vous n’en avez plus.
Tout vous semble de trop. Vous souffrez de sérieux maux de ventre ou d’estomac, de problèmes intestinaux, de troubles indéfinis voire d’hyperventilation. Ces douleurs entravent votre bon fonctionnement. Vous êtes pris dans une spirale négative et vos pensées à votre propos sont de plus en plus négatives. Mais vous persévérez : « haut les cœurs, vous n’êtes pas une mauviette ! »

5. Plus de carburant.
Là, c’est tout. Vous êtes comme un robot vide, tout creux. La vie n’a plus de sens et ne vaut plus la peine d’être vécue. On ne vous fait plus de compliments, vous vous sentez rejeté (d’abord par vous-même), plus rien ne vous amuse. Que la vie est dure ! Vous avez de la peine à sortir de votre lit, la dépression est à votre porte. A côté des douleurs physiques, d’une immense fatigue, de malaises et de transpirations, vous êtes pris de moments de panique et de crises d’angoisse.

6. Votre corps dit « stop »
Alors un beau jour, votre corps réagit et refuse d’aller plus loin. Quelques exemples en pratique : « Tout à coup, je ne peux plus marcher » ; « Un violent mal de dos me laisse à plat, mon corps ne veut plus » ; « Je ne peux plus aller au bureau car je ne sais plus conduire. Je m’écroule en larmes, un vrai gosse ». « Je n’arrive plus à lire, les lettres dansent sous mes yeux, j’ai très peur. »

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